En arrivant à la caisse du MacDo : “Bonjour Mademoiselle ; alors, qu’est-ce que vous avez de bon aujourd’hui ?”

J’aime prendre les gens au dépourvu.

***

Subi un cours d’économie par un jeune inspecteur des finances. Savourez, je vous prie, ce bel exemple de langue de bois : “Les réflexions engagées sur les modèles de croissance à long terme accessibles aux économies européennes  ne font pas encore ressortir de modèle dominant”. Traduction : “On est dans la merde, et personne ne sait comment on en sortira”.

***

Extrait de Serge Bilé, Au secours le prof est noir ! :

[Léopold Sedar Senghor, racontant ses années d'enseignement en collège]

J’ai employé la méthode active. Je faisais apprendre et réciter les textes latins et je faisais jouer de petites pièces. Quand j’arrivais à la porte de la classe, les élèves me saluaient en latin : “Salve, magister ! Salve, magister !” A quoi je répondais : “Salvete, pueri ! Silente nunc et in scolam intrate.” [...]

[Un ancien élève raconte ses souvenirs de classe avec ledit Senghor comme professeur]

Je suis sorti à onze heures, comme les autres, mais j’ai couru mes trois kilomètres pour arriver plus vite et, du plus loin que j’ai pu, j’ai crié : “Maman, Maman, j’ai un roi nègre comme professeur de lettres “

En lisant des témoignages comme ceux-là, je l’avoue, une étrange émotion m’étreint, et je ne suis pas loin de penser que non, le modèle d’assimilation républicain, ça n’était pas que n’importe quoi.


La société de défiance

13 novembre 2009

Mes préoccupations actuelles m’amènent à dévorer des centaines de pages d’essais et de rapports divers consacrés à la conjoncture économique et aux politiques publiques, pas toujours passionnants, c’est le moins qu’on puisse dire. Il y a néanmoins des exceptions ; entre autres, l’essai intitulé La société de défiance – Comment le modèle social français s’autodétruit de Yann Algan et Pierre Cahuc. Texte qui fait souffler, disons, comme un vent de fraîcheur, quand la plupart de vos enseignants (pourtant pas les derniers venus) passent leur temps à répéter que le libéralisme ravageur et la perte du sens de l’État sont actuellement la principale menace qui pèse sur notre beau pays. Libéralisme ravageur et perte du sens de l’État avec 55 % du PIB de dépense publique, l’exécutif le plus dirigiste d’Europe (à vue de nez) la réglementation du travail la plus tatillonne, un déficit budgétaire insoutenable à moyen terme, et la couverture sociale la plus coûteuse au monde ou presque ? Une France entre l’Ouganda et la Roumanie au classement  de la fondation Heritage sur l’opportunité d’entreprendre ? Aidez-moi, je VEUX comprendre. Sans parler de la semaine de RER en grève que je viens de vivre – à partir de mercredi, presque plus rien dans les médias, mais je vous rassure, sur le terrain ça continuait ?). Pour le texte complet, c’est , pour un extrait de l’introduction, c’est tout de suite :

Dans la seconde partie, nous soutenons que le déficit de confiance des Français est intimement lié au fonctionnement de leur État et de leur modèle social. Après la Seconde Guerre mondiale, le modèle social français s’est construit sur des bases corporatiste et étatiste. Le corporatisme, qui consiste à octroyer des droits sociaux associés au statut et à la profession de chacun, segmente la société et opacifie les relations sociales, ce qui favorise la recherche de rentes, entretient la suspicion mutuelle et mine les mécanismes de solidarité. L’étatisme, qui consiste à réglementer l’ensemble des domaines de la société civile dans leurs moindres détails, vide le dialogue social de son contenu, entrave la concurrence et favorise la corruption. Le mélange de corporatisme et d’étatisme est au coeur de la défiance actuelle et des dysfonctionnements du modèle social. La faiblesse du dialogue social et le manque de confiance envers le marché rendent nécessaire l’intervention de l’État. Mais selon une logique dirigiste et corporatiste bien établie, l’intervention de ce dernier consiste généralement à accorder des avantages particuliers aux groupes qui en font la demande, souvent au détriment du dialogue social, du respect des règles de la concurrence et de la transparence des mécanismes de solidarité. Ce type d’intervention ne peut qu’entretenir la défiance mutuelle et favoriser, en retour, l’expansion du corporatisme et de l’étatisme.

Nous avons été un certain nombre à vivre la croissance du pouvoir de l’État comme étant vraiment démoniaque. C’était le phénomène du Mal agressant et prenant possession de la société. Il est évident que ce jugement a été directement inspiré par l’expérience fasciste et nazie et par la transformation de l’Etat bolchevique fédéral – l’État des soviets – en un État bureaucratique et centralisé. Alors nous avons vraiment eu l’impression que l’État était ce qu’en disait Nietzsche : “le plus froid de tous les monstres froids”. [...]

Dans l’État moderne, les fameux centres de décision sont tellement évanescents que l’on est totalement désarmé face à eux. C’est pour cela que j’ai toujours souhaité une lutte contre l’État administratif d’une part, et la restitution d’un certain pouvoir à la base, d’autre part. [...]

Mes amis anarchistes croient qu’une société libertaire est possible alors que, pour moi elle ne l’est sûrement pas. Mais, dans l’état actuel des choses, c’est le seul vecteur de combat contre l’autorité qui se répand dans tous les secteurs de la société. Autrement dit, la volonté de ramener une certaine capacité de décision au niveau des groupes les plus multiples, diversifiés, en évitant les institutionnalisations et les rigidités, me paraît, je ne dis pas la vérité politique dans l’éternité, mais l’œuvre actuelle qu’il s’agit d’effectuer. [...]

On peut chercher où l’on veut il n’y a pas l’ombre d’une pensée ni d’une doctrine à droite. Cela peut paraître méchant pour les nouveaux philosophes ; mais depuis Maurras il n’y a personne, aucun renouvellement, seulement des répétitions.

P. Chastenet, Entretiens avec Jacques Ellul, La Table Ronde, 1994, p. 43 à 45

(On pourrait objecter à la dernière citation que la répétition n’est pas toujours vaine. Ellul lui-même, dans son Exégèse des nouveaux lieux communs, dit explicitement que la plus grande partie de l’ouvrage ne fait que répéter des critiques anciennes, ce qui n’enlève rien à la pertinence de son propos.)

La première partie, j’adhère franchement (voir les citations qui suivent), la suite beaucoup moins. Sur le constat, pas moyen de n’être pas d’accord : ceux qui pensent que la démocratie a de l’avenir, parce qu’il suffit d’un zeste d’amûûûûr, une poignée de tolérance et un soupçon de compassion, et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes, ceux-là, donc, feraient bien de revoir leurs classiques. Quant aux solutions qu’il propose… le doute est permis (les bars, les cafés et les cours de récréation comme lieu de restauration du débat politique, vous y croyez ?). Deux extraits :

La démocratie demande aussi une éthique plus stimulante que la tolérance. La tolérance, c’est bien joli, mais ce n’est que le commencement de la démocratie, non sa destination. De nos jours, la démocratie est plus sérieusement menacée par l’indifférence que par l’intolérance ou la superstition [...]. Le respect n’est pas synonyme de tolérance ou de prise en compte de “modes de vie ou communautés différents”. Il s’agit là d’une approche touristique de la morale. Le respect est ce que nous éprouvons en présence de réussites admirables, de caractères admirablement formés, de dons naturels mis à bon usage. Il implique l’exercice d’un jugement discriminant et non d’une acceptation indiscriminée (ch. 4).

Remplacer les types d’association souple et informelle par des systèmes de socialisation et de contrôle officiels affaiblit la confiance sociale, mine la disposition à assurer des responsabilités pour soi ainsi qu’à tenir autrui responsable des actions qu’il commet, détruit le respect pour l’autorité et aboutit ainsi à un résultat inverse de celui souhaité (ch. 5).

Divers (30 – X)

3 novembre 2009

Symbole des contradictions de notre époque : la tablette de chocolat Lindt Petits Desserts tarte au citron meringuée exhibe fièrement un bandeau “nouvelle recette” ; dans le même temps, la tablette de chocolat Lindt Excellence à la fleur de sel se prévaut d’une “recette inchangée”. Tradition, Modernité, allez comprendre. Notez d’ailleurs que la nouvelle recette de tarte au citron meringuée est très réussie : la précédente était trop sucrée, alors que dans celle-ci, on sent surtout la présence du citron.

***

Vu (enfin) Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ. Avec une actrice sortable pour jouer Cléopâtre (Mimi Coutelier, compagne de Jean Yanne, le réalisateur : l’amour rend aveugle), ce film serait convenable sans plus, au lieu d’être un honnête navet. En revanche, les scènes entre Jules César (Michel Serrault) et Ben Hur Marcel (Coluche) sont à encadrer :

- Dites donc, c’est pas tout ça, mais… faudrait voir ce qu’on va faire…

- Assieds-toi. Détends-toi. Il ne faut pas précipiter les choses ; nous avons tout notre temps.

- Ben moi j’aimerais mieux qu’on fasse le plus vite possible, parce que… on choisit le meilleur moment, et hop !

- Ah ben toi alors !

- Ben oui, parce que le plus dur dans ces coups-là c’est de se décider mais une fois qu’on est décidé, faut le faire, faut arrêter d’en parler et puis faut le faire, faut tout bien mettre au point, hein, pas d’improvisation.

- Ah ben un petit peu quand même, pour le…

- Tu vois ça serait un client ordinaire, je te dirais : on peut bâcler, mais là c’est quand même César, il faut que le boulot soit bien fait !

- Toi t’as tout compris.

***

L’action se déroule chez Gibert, boulevard Saint-Michel. Personnages : la mère, la fille (collégienne), le témoin.

La fille - Il me faut un roman de Victor Hugo.

La mère – Hé ben on va chercher à V… voyons… Vialatte, Vian, Villiers, Vincenot… tiens, il y est pas !

La fille (rougissant, à voix basse) - Mais maman, c’est à H qu’il faut chercher.

La mère (plus fort) – Enfin, Victor Hugo… non, c’est soit à V comme Victor, soit à U comme Ugo…

La fille (plus bas que terre, dans un murmure) – Maman, je t’assure que c’est à H.

La mère (ton décidé) – Attends, on va demander à un vendeur.

Hayek Week – 2

28 octobre 2009

Trois citations de La Route de la servitude (chapitre II) qui vont dans le même sens que le billet précédent :

« En un sens, il est évidemment vrai que c’est l’homme qui a fait la civilisation : elle est le produit de ses actions, ou pour mieux dire, de l’action de quelques centaines de générations. Néanmoins, cela ne veut pas dire que la civilisation soit le produit d’un dessein humain, ni même que l’homme sache de quoi dépend son fonctionnement et la perpétuation de son existence. »

« Ce serait une erreur de croire que, pour réaliser une civilisation supérieure, il nous suffirait de mettre en application les idées qui nous guident présentement. Pour pouvoir progresser, il nous faut laisser du champ à une révision continuelle de nos conceptions et idéaux d’aujourd’hui en fonction de l’expérience à venir. »

« Si les hommes en tant que membres de la société civilisée peuvent poursuivre leurs fins individuelles avec plus de succès que s’ils étaient isolés, c’est largement parce que la civilisation leur permet constamment de tirer parti d’un savoir que personnellement ils n’ont pas ; et l’emploi fait par chaque individu de son savoir particulier sert à d’autres qu’il ne connaît pas, en leur facilitant la poursuite de leurs buts respectifs. »

Hayek Week – 1

26 octobre 2009

Sans raison particulière, je décrète une “semaine Hayek”.

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« L’emploi de la raison vise au contrôle et à la prévisibilité. Mais le processus qui permet d’ouvrir de nouveaux domaines à la raison repose sur la liberté et l’imprévisibilité de l’action humaine [...] On ne peut guère douter que l’homme doive certains de ses succès majeurs dans le passé au fait qu’il n’ait pas été capable à l’époque de contrôler et diriger la vie sociale. Dans le futur il se pourrait bien que la poursuite du progrès lui commande de renoncer délibérément à exercer certains des pouvoirs qui sont aujourd’hui à sa portée. »

Friedrich Hayek, La Route de la servitude, ch. II

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Dans La Route de la servitude (The Road to Serfdom), Hayek critique avant tout le planisme, qui a de nos jours à peu près disparu sous sa forme pure (subventions directes à certains secteurs de l’économie, nationalisations ciblées…). Rappelons tout de même que la France était dotée jusqu’en 2006 d’un Commissariat général au Plan, qui certes n’élaborait pas des plans quinquennaux aussi précis que ceux de la regrettée Union soviétique, mais fixait néanmoins de grandes orientations sur des périodes données, avec des objectifs de production, des normes de prix, de salaires, etc. – hé oui ! Ce plan, à chaque fois, bien évidemment, était contredit par des événements imprévus – Guerre d’Algérie pour le IIIe Plan, choc pétrolier de 1973 pour le VIe Plan.

Le VIIe Plan (1976-1980), censé adapter l’industrie à la concurrence mondiale, concorde avec l’une des pires périodes de désindustrialisation qu’ait connu la France (textile, sidérurgie). Le VIIIe Plan (1981-1985) prévoit la mise en œuvre d’une politique de l’emploi (ce qui, à l’époque, ne faisait pas encore rire) : entre le 3e trimestre 1981 et le 3e trimestre 1985, on passe d’1,525 M à 2,262 M de chômeurs, ce qui nous fait en moyenne… oui, 50 000 chômeurs de plus par trimestre  [voyez à ce sujet le site de l'INSEE].

En 1993, la droite a compris que l’appellation “Commissariat au Plan” faisait un peu tache après la chute du mur de Berlin, et a laissé la chose tourner en eau de boudin pendant quelques années ; elle a fini par la supprimer en 2006, mais rassurez-vous, depuis, le même système continue, sous des formes différentes (contrats de Plan État-régions, etc.), dans tous les domaines (économie, aménagement du territoire, et même éducation). On ne prévoit plus des millions de tonnes d’acier, mais des centaines de milliers de collégiens formés aux outils informatiques, par des enseignants qui la plupart du temps en savent moins qu’eux (je me rappelle encore de ces séances d’informatique où nous échangions des messages d’un poste à l’autre par l’invite de commande MS-DOS, qui était restée un objet non identifié pour le professeur de technologie).

La mentalité planiste perdure : l’État sait mieux que nous ce qui est bon pour nous, mieux que les entrepreneurs quels choix économiques il faut faire, mieux que les professeurs et les parents d’élève ce qu’il faut enseigner aux enfants, mieux que les curés ce qu’il faut croire. Toute la classe politique en est intimement persuadée, ou du moins, se comporte comme si elle l’était. Ces derniers temps, tout le monde semble avoir trouvé parfaitement normal que les chefs d’État se retrouvent ici ou là pour discuter relance économique, réglementation bancaire et industries non polluantes.

« Dans le futur il se pourrait bien que la poursuite du progrès lui commande de renoncer délibérément à exercer certains des pouvoirs qui sont aujourd’hui à sa portée. » Quand j’ai lu pour la première fois cette phrase, il y trois ou quatre ans, je me suis dit : “Merde alors, ce mec n’est pas l’anarcho-nazi dont on m’a parlé en cours d’histoire contemporaine.” Oui, ce qui fait la force de Hayek et des thèses qu’il développe dans La Route de la servitude et plus tard, avec quelques différences, dans La Constitution de la Liberté, c’est qu’il ne raisonne pas sur le court ni même sur le moyen terme, qu’il ne fait pas de l’économie politique sarkozienne, dans laquelle l’ultime horizon est, au pire, le prochain sondage IFOP, au mieux, la prochaine élection présidentielle.

Hayek ne dit pas que partout et toujours, l’État arrive nécessairement à un moins bon résultat que le libre jeu du marché. D’ailleurs, il n’est pas exclu que le planisme, sur une période donnée, soit efficace, et même plus efficace que le libre jeu du marché. Mais ce n’est pas le problème : le problème est de savoir dans quelle société nous voulons vivre. Une société dans laquelle l’État prend des décisions que ses sujets appliquent (dans une société où la dépense publique représente 55 % du PIB, où le système de santé, le système de solidarité, le système éducatif sont quasi-totalement contrôlés par l’État – non, vous ne rêvez pas, c’est bien la société française actuelle – je crois qu’on peut dire que l’État prend des décisions que les sujets appliquent), ou dans une société où chacun, à son niveau, exerce les responsabilités qui lui reviennent.

Et où conséquemment, l’État reste à sa place, c’est-à-dire, pour aller vite : assurer l’ordre, fixer des règles générales, garantir les droits individuels. Ce qui n’exclut pas, entre autres, de fixer certaines règles pour l’établissement des contrats de travail (temps de travail, sécurité, allocations chômage…) et même de mettre en œuvre une politique de solidarité (toutes choses qu’Hayek écrit très explicitement, même s’il a défendu un libéralisme plus radical à partir des années 1970).

En conclusion partielle: ce n’est pas parce qu’un type ne parle pas à chaque ligne de la Société, de l’Homme ou de l’Humanisme, de la Générosité, de la Solidarité, de l’Amour et des Désirs d’Avenir qu’en fin de compte, ce type n’est pas celui qui prend le plus au sérieux la liberté, la responsabilité, et même (soyons fous, utilisons cette notion un peu fumeuse mais pas tant que ça) la dignité humaines. Pas dit que demain je fasse aussi long, profitez-en. Je vous laisse, les rognons et la crème crient d’impatience dans mon frigo (je n’ai qu’un armagnac Tariquet hors d’âge sous la main – un quart de mon budget alimentaire mensuel quand même – du coup j’hésite à les flamber, mais il se peut que je cède à la tentation).

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Dernière minute : on m’apprend que je suis en lien sur ce blog. Moins de dix-huit ans, passez votre chemin. Cette jeune femme n’est pas mal fichue, il faut le reconnaître : un peu plus squelettique, ce serait parfait, cf. la citation de Nimier supra. Freud a sûrement trouvé une explication aux passions pour les squelettes, si vous la connaissez, n’hésitez pas à m’en faire part.

Divers (22 – X)

22 octobre 2009

Lu Les justes causes de Jean-Louis Curtis, acheté 20 centimes sur le Boul’Mich, une affaire. Oh, bien sûr, ce n’est pas de la haute littérature, mais c’est très agréable à lire – à condition d’avoir quelques lumières sur l’après-Seconde Guerre mondiale historique et culturel. Curtis (outre qu’il partage son patronyme avec l’un des plus purs héros de la modernité) pastiche, comme à son habitude, et quand, entre autres, Nimier est pris pour cible (à travers le personnage de Thibault Fontanes), le résultat est amusant.

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Chez Gibert, entendu une sonnerie de portable : Initials B. B., de Gainsbourg. Faut oser.

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Il faut se rendre à l’évidence, Emerson, Lake & Palmer est ce qu’il est arrivé de mieux à la musique depuis la mort de Jean-Sébastien Bach.

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La pédophilie, c’est comme le cannabis. Essayez avant de critiquer.

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Et passez lire PCPBF, ça en vaut la peine.

Allégorie

12 octobre 2009

guignol_chocolat

Le Comité Nobel et Barack Obama – Allégorie, banlieue parisienne, 2009

Kultur & bonnes feuilles

9 octobre 2009

Les extraits du bouquin de F* M* sont en italique.

J’ai tellement envie de lui que j’en tremble.

Mazarine Pingeot est enfoncée. Pour le style, chez les Mitterrand, il y a celui qui a tout pris, et puis il y a les autres…

Il y a des choses que je n’assume plus depuis une mauvaise expérience avec un Marocain, il y a trente ans dans un sauna. C’était un ouvrier immigré, assez beau gosse, qui ne pensait qu’à son plaisir et se vengeait de tout le reste, en bon macho, la lutte des classes au bout du zob enfoncé jusqu’à la garde dans le cul des jeunes bourgeois. Il m’avait blessé, infecté d’une maladie, souffrance tenace et secrète dont j’ai mis des mois à me guérir. Je n’ai plus recommencé.

Parler d’une maladie sexuellement transmissible comme d’une “souffrance tenace et secrète”. Bordel. Rendez-nous Casanova (dans ses Mémoires , l’illustre Vénitien guérit régulièrement de la chaude-pisse en pratiquant l’abstinence sexuelle et alimentaire pendant quelques semaines, et en parle toujours sur un ton sportif, très “risques du métier”).

Trente ans de mauvaise baise pour en arriver là.

… ça y est, je chiale. Bref. On attend avec impatience l’adaptation au cinéma de l’œuvre mitterrandienne. Avec Jean Reno dans le rôle-titre et Jean-Baptiste Maunier dans celui du boxeur thaïlandais.

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Tant qu’on y est, mon adage pour résumer les réalités sociales profondes de la colonisation en Afrique noire : l’Anglais touche, le Français couche, le Portugais fait souche. Pour vos prochains dîners en ville…