Histoires d’urnes
9 mars 2008
Contrairement au Grand Charles et à LBDD, votre serviteur a voté aujourd’hui, et tenait à vous le faire savoir. Sans doute un reste d’éducation catholique (car il faut vous le dire – du moins d’après mes souvenirs d’enfance – même les curés tradis considèrent le vote comme l’un des devoirs civiques du chrétien, avec l’impôt et le service militaire…). D’autres raisons, plus sérieuses : 1) j’aime bien entendre les assesseurs épeler laborieusement mes noms et prénoms à rallonge (qui dépassent allègrement les quarante caractères, espaces non compris), m’attendant à chaque fois à une sortie du genre “mais si on fait des élections, c’est pour que les gens comme vous disparaissent”, espoir toujours déçu ; 2) même après trois ou quatre scrutins, il me reste encore un petit frisson au moment de glisser dans l’urne un bulletin “bête immonde” (mais oui, celle qui sort régulièrement du ventre fécond, jetant par contrecoup des hordes de citoyens dans les rues), il s’agit sans doute d’un reste des cours “d’éducation civique” (d’endoctrinement à la démocratie socialiste et populaire en fait) ou “d’espagnol” (de mémoire de la Guerre civile espagnole et du golpe de Pinochet serait plus approprié) subis dans différents établissements privés ; 3) l’idée que, peut-être, je contribuerai à faire barrage à certaines candidatures apocalyptiques (dans la charmante grande ville de province que j’ai la chance d’habiter, une certaine candidature pleine de petits cœurs roses me répugne tout particulièrement). Soucieux de varier les plaisirs, j’ai d’ailleurs varié les suffrages, de manière à ce que les points 2) et 3) me procurent tous deux des jouissances sans nombre.
9 mars 2008 at 8:11
Oh, vous êtes à Lyon ?
10 mars 2008 at 9:34
J’ai ce privilège.
10 mars 2008 at 12:11
Plastiquons les petits coeurs roses… et vive Lyon ! (Ville où j’ai de nombreux et anciens souvenirs (heureux et tragiques, tour à tour.)
11 mars 2008 at 9:23
FanDeNimier,
Laissez-moi deviner, vous habitez à la Croix-Rousse, entre une échoppe équitable de produits citoyens, un bistrot associatif qui fabrique du jus de fruit bio, et une permanence anarcho-syndicaliste qui vous bourre votre boîte aux lettres de tracts révolutionnaires !
11 mars 2008 at 10:49
Même pas. A la Guille, entre un dealer de cigarettes de contrebande, un dealer de shit et un magasin pour mariages maghrébins (de magnifiques robes vaporeuses à souhait !).
11 mars 2008 at 11:15
Ah, mais nous sommes presque voisins ! Un pont nous sépare.
11 mars 2008 at 12:59
Ah tiens, vous aussi, avez un nom à rallonge ? Ça fait longtemps que j’ai perdu l’habitude de tenter de le faire dire à quelqu’un dans son intégralité, il s’y perdrait..
11 mars 2008 at 11:54
Zut, je suis de la roture. Je peux rester quand même ?
12 mars 2008 at 9:23
@ Fromageplus
Restez donc, et peut-être pourrez-vous siéger avec la noblesse aux futurs Etats généraux, lorsque Louis-Alphonse vous aura récompensé de ce que vous avez fait pour la Cause. Un titre de baron, l’ordre du Saint-Esprit, que sais-je encore…
13 mars 2008 at 12:41
Faut-il seulement attendre que Louis-Alphonse daigne bouger ses aristocratiques fesses de son petit bureau plein de pognon ? (Sauf le respect que je lui doit.)
13 mars 2008 at 11:44
Après tout, il me semble préférable qu’il gagne son pain, au lieu de vivre aux crochets de ses derniers sympathisants (plus royalistes que le roi, en l’occurrence) ou de faire le malin sur la scène humanitaire comme tant d’autres têtes plus ou moins couronnées. Cela dit s’il décidait de se lancer dans un truc du genre Le Roi au-delà de la mer (Jean Raspail), je serais prêt à mettre quelques euros dans la caisse… mais je doute qu’il le fasse.