Un président socialiste et chavisto-moraliste, Manuel Zelaya, vient de se faire démettre au Honduras, alors qu’il était sur le point d’auto-prolonger son séjour au pouvoir par voie référendaire. Bonne nouvelle. Ce soir, la rédaction de ce blog a voté à l’unanimité une motion de soutien à Romeo Vásquez, commandant les troupes insurgées. La rédaction appelle la population hondurienne au calme et les valeureux soldats de l’armée nationale à la modération. Elle note avec amusement que les ambassadeurs du Venezuela, de la Bolivie et du Nicaragua ont été expulsés. Elle recommande au public francophone qui souhaiterait se tenir informé de recourir aux médias espagnols dignes de ce nom – évidemment pas El Pais, voyez à la rigueur El Mundo, ou mieux encore Libertad Digital. Elle note avec amusement que dans Honduran, il y a Duran Duran.

Le beau Romeo.

Libertad Digital ne se prive pas de citer les passages les plus divertissants des déclarations du président déchu : “Ils m’ont fait sortir en pyjama [...] et me voilà au Costa Rica, toujours en pyjama, sans chaussettes”. Le dit président a bien entendu accusé les États-Unis d’être derrière ce coup d’État. Si c’était le cas, ce ne serait que justice – Obama a bien entendu vigoureusement démenti. T’avais qu’à pas adhérer à cette alternative bolivarienne de mes deux, pauv’tache. De toute façon, le vaillant peuple hondurien n’avait pas besoin de l’aide des États-Unis pour tenter d’échapper au carcan alter-socialiste que Zelaya souhaitait faire peser sur ses épaules.

Les chastes épaules de Miss Honduras 2008. Et vous accepteriez d’y voir peser un carcan ?

La rédaction attend avec une impatience gourmande et mal dissimulée les commentaires d’Alvaro Uribe. Elle note que, comme en 1973 au Chili, l’armée n’intervient que pour faire respecter la Constitution du pays, qui interdit expressément (art. 374) toute remise en cause de la non-réélection du président : Zelaya a violé cet article en proposant par référendum que le président puisse être réélu. C’est très clair. Elle note qu’une fois de plus, les démocraties occidentales se couvrent de ridicule en appelant au “retour de l’ordre constitutionnel”.

6 Responses to “Honneur aux soldats honduriens”

  1. Nicolas Says:

    “me voilà au Costa Rica, toujours en pyjama, sans chaussettes”
    Bah c’est pas la tenue de monsieur-tout-le-monde dans les paradis socialistes ?

  2. Librekom Says:

    Bonjour, on m’a ouvert les yeux sur ce qui se passe au Honduras et j’essai à mon tour d’ouvrir les yeux de mon entourage.

    Je salue votre article, mais je regrette vraiment son ton ironique. En effet, j’ai bien du mal à avoir l’air sérieux quand les seules sources francophones que je peux citer pour etayer mon propos, emploient un ton qui ne l’est pas.

  3. popeye Says:

    En tout cas, Miss Honduras a l’air furieusement bien gaulée. Elle n’est pas trop mélaminée pour le maître de céans?

  4. sesculixes Says:

    C’est amusant, j’ignorais absolument tout de la situation au Honduras, mais quand j’ai vu le reportage sur ce “coup d’Etat” au journal télévisé, le ton du commentateur, évidemment favorable au président déposé, m’a suggéré que ses malheurs étaient probablement en réalité une bonne nouvelle. Impression confirmée à vous lire.
    On n’est pas si mal informé, en fin de compte : il suffit la plupart du temps (en matière de politique) de se réjouir de ce qui afflige France Télévision, et inversement.
    Un détail : je suppose que Popeye veut dire “mélaninée” ? Sinon, la mélamine étant le principal composant du Formica, on pourrait se demander à quoi il fait référence.

  5. fandenimier Says:

    @ Nicolas

    … oui, ça ou la camisole.

    @ Librekom

    Désolé, ce blog n’est pas sérieux. Il faut faire avec.

    @ Popeye

    J’ai baisé plus mélaniné.

    @ Sesculixes

    Oui, aujourd’hui il faut inverser le précepte évangélique. Rire avec ceux qui pleurent, et pleurer avec ce qui rient. C’est le plus sûr moyen de ne pas se tromper.

  6. Nebo Says:

    Ah ! Une bonne armée en France… laissez-moi rêver deux minutes.

Leave a Reply