Rions un peu avec la numérotation départementale
12 septembre 2009
Le saviez-vous ? L’Algérie française comptait plusieurs départements : trois à partir de 1848 (Alger, Oran et Constantine), un quatrième s’y est ajouté en 1902 (Territoires du Sud) et un cinquième en 1955 (Bône, créé par redécoupage du département de Constantine). Ces départements n’échappaient pas à la numérotation départementale. C’est ainsi qu’Alger était doté du numéro 91, Oran, du numéro 92, Territoires du Sud, du numéro 94 et Constantine… du numéro 93 – au risque de faire sourire. En 1957, une réorganisation administrative a supprimé ces cinq départements. Une autre réorganisation administrative, celle de l’Île-de-France en 1964, attribua les numéros des anciens départements algériens aux nouveaux départements franciliens créés par le redécoupage. Tout s’explique. L’immigration algérienne en France n’est pas liée à des facteurs économiques, politiques ou sociaux. Elle témoigne tout simplement de l’attachement indéfectible et touchant des Algériens à la numéro départementale.