Divers (30 – X)
3 novembre 2009
Symbole des contradictions de notre époque : la tablette de chocolat Lindt Petits Desserts tarte au citron meringuée exhibe fièrement un bandeau “nouvelle recette” ; dans le même temps, la tablette de chocolat Lindt Excellence à la fleur de sel se prévaut d’une “recette inchangée”. Tradition, Modernité, allez comprendre. Notez d’ailleurs que la nouvelle recette de tarte au citron meringuée est très réussie : la précédente était trop sucrée, alors que dans celle-ci, on sent surtout la présence du citron.
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Vu (enfin) Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ. Avec une actrice sortable pour jouer Cléopâtre (Mimi Coutelier, compagne de Jean Yanne, le réalisateur : l’amour rend aveugle), ce film serait convenable sans plus, au lieu d’être un honnête navet. En revanche, les scènes entre Jules César (Michel Serrault) et Ben Hur Marcel (Coluche) sont à encadrer :
- Dites donc, c’est pas tout ça, mais… faudrait voir ce qu’on va faire…
- Assieds-toi. Détends-toi. Il ne faut pas précipiter les choses ; nous avons tout notre temps.
- Ben moi j’aimerais mieux qu’on fasse le plus vite possible, parce que… on choisit le meilleur moment, et hop !
- Ah ben toi alors !
- Ben oui, parce que le plus dur dans ces coups-là c’est de se décider mais une fois qu’on est décidé, faut le faire, faut arrêter d’en parler et puis faut le faire, faut tout bien mettre au point, hein, pas d’improvisation.
- Ah ben un petit peu quand même, pour le…
- Tu vois ça serait un client ordinaire, je te dirais : on peut bâcler, mais là c’est quand même César, il faut que le boulot soit bien fait !
- Toi t’as tout compris.
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L’action se déroule chez Gibert, boulevard Saint-Michel. Personnages : la mère, la fille (collégienne), le témoin.
La fille - Il me faut un roman de Victor Hugo.
La mère – Hé ben on va chercher à V… voyons… Vialatte, Vian, Villiers, Vincenot… tiens, il y est pas !
La fille (rougissant, à voix basse) - Mais maman, c’est à H qu’il faut chercher.
La mère (plus fort) – Enfin, Victor Hugo… non, c’est soit à V comme Victor, soit à U comme Ugo…
La fille (plus bas que terre, dans un murmure) – Maman, je t’assure que c’est à H.
La mère (ton décidé) – Attends, on va demander à un vendeur.
3 novembre 2009 at 11:01
Ces dames voient juste. Victor Hugo est désormais Ugo Victor, depuis en fait la très récente réforme de l’orthographe. (Le Figaro 19h54)
4 novembre 2009 at 9:30
Victorugo, d’accord. Mais le prénom ?
4 novembre 2009 at 2:38
Dans je ne sais plus quel album d’Achille Talon, il y a une référence à un certain Ugo Victor.
4 novembre 2009 at 7:19
Essayez Les Chinois à Paris, c’est encore mieux que Deux heures moins le quart (et sans Mimi).
6 novembre 2009 at 1:34
Une librairie de Montpellier, je demande, le procès de Kafka, la libraire cherche dans le rayon C, “je ne trouve pas Monsieur”
7 novembre 2009 at 12:39
Oh,on trouve mieux : un jour la fnac Terne je demande un bouquin de syntaxe et la vendeuse me demande “saint qui?” -authenthique évfidemment…
(“questions de syntaxe” de Monnere/Rioul, je crois)
Vous êtes battus !
9 novembre 2009 at 7:32
Evidemment, ces saynètes, on aurait pu les prévoir il y a vingt ans… mais ça console pas.
Cela dit, c’est quand même un démenti aux complotistes de gauche comme d’esstrême-drouate qui assurent que “le patronat a saboté l’éducation parce qu’il a besoin d’abrutis pour les exploiter”.
Je propose un prochain test : vérifier que la nana sait retrouver Victor Hugo dans le classement alphabétique, sachant que ça se trouve à la lettre H. Je vous dis que c’est pas gagné.
Je vois mal quel est l’intérêt du “patronat” de n’avoir à sa disposition que des gens qui ne savent ni lire ni compter, alors que l’économie est tertiarisée et que l’industrie est largement délocalisée. (Si tant est que des “ouvriers” n’aient pas besoin de savoir lire et compter aujourd’hui, ce qui est vrai uniquement aux yeux d’un gauchiste qui vit encore dans un film de Charlie Chaplin.)
11 novembre 2009 at 12:43
Vous avez d’autant plus raison Marchenoir que je doute que le “patronat” (si un truc aussi général existe) est au moins aussi analphabète que ses employés