Kultur & bonnes feuilles
9 octobre 2009
Les extraits du bouquin de F* M* sont en italique.
J’ai tellement envie de lui que j’en tremble.
Mazarine Pingeot est enfoncée. Pour le style, chez les Mitterrand, il y a celui qui a tout pris, et puis il y a les autres…
Il y a des choses que je n’assume plus depuis une mauvaise expérience avec un Marocain, il y a trente ans dans un sauna. C’était un ouvrier immigré, assez beau gosse, qui ne pensait qu’à son plaisir et se vengeait de tout le reste, en bon macho, la lutte des classes au bout du zob enfoncé jusqu’à la garde dans le cul des jeunes bourgeois. Il m’avait blessé, infecté d’une maladie, souffrance tenace et secrète dont j’ai mis des mois à me guérir. Je n’ai plus recommencé.
Parler d’une maladie sexuellement transmissible comme d’une “souffrance tenace et secrète”. Bordel. Rendez-nous Casanova (dans ses Mémoires , l’illustre Vénitien guérit régulièrement de la chaude-pisse en pratiquant l’abstinence sexuelle et alimentaire pendant quelques semaines, et en parle toujours sur un ton sportif, très “risques du métier”).
Trente ans de mauvaise baise pour en arriver là.
… ça y est, je chiale. Bref. On attend avec impatience l’adaptation au cinéma de l’œuvre mitterrandienne. Avec Jean Reno dans le rôle-titre et Jean-Baptiste Maunier dans celui du boxeur thaïlandais.
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Tant qu’on y est, mon adage pour résumer les réalités sociales profondes de la colonisation en Afrique noire : l’Anglais touche, le Français couche, le Portugais fait souche. Pour vos prochains dîners en ville…
Cela ne durera pas, disait Casanova…
8 septembre 2009
« Oh ! ma belle et chère France, où tout dans ce temps-là allait si bien, malgré les lettres de cachet, malgré les corvées, la misère du peuple et le bon plaisir du roi et des ministres ; chère France ! qu’es-tu devenue aujourd’hui ? Le peuple est ton souverain, le peuple, le plus brutal, le plus tyrannique de tous les souverains ! Tu n’as plus le bon plaisir du roi, c’est vrai, mais tu as les caprices populaires, et la république, vraie ruine publique, gouvernement affreux et qui ne saurait convenir aux peuples modernes, trop riches, trop savants et trop dépravés surtout pour un gouvernement qui suppose l’abnégation, la sobriété et toutes les vertus. Cela ne durera pas. »
(t. VII de ses Mémoires, dans l’édition Garnier)
Jugement sans appel de Psichari, et question
21 mai 2008
« J’ai devant moi un des porteurs recrutés au dernier village. C’est un Laka. Quelle belle bête, pleine de sang et bien racée. Le poids de la caisse n’a aucune importance pour lui. Il marche à son allure vive, élégante, un peu dansante, très légère et donnant un peu l’impression de l’envol. Pourquoi les humanistes de France ne veulent-ils pas admettre que la tête du noir est faite pour porter des caisses et celle du blanc pour penser ? »
Ernest Psichari, Carnets de route, dans ses Œuvres complètes, t. I, éd. Jacques Lambert, Paris, 1948, p. 121
Au fait, peut-être qu’il n’est pas judicieux de lire les Mémoires de Casanova de Seingalt tout en apprenant par cœur des vers de Racine, mais en toute honnêteté, chers lecteurs : quand dans Phèdre, de Racine, Phèdre déclare – c’est dans la fameuse tirade où l’on trouve aussi les célèbres « Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue » et « C’est Vénus tout entière à sa proie attachée » – donc, quand elle déclare « En vain sur les autels ma main brûlait l’encens », chers lecteurs, à quoi pensez-vous ?
