Lectures

27 mars 2008

- François Mauriac, Un adolescent d’autrefois. Rapports compliqués avec la mère et premiers amours. L’écriture n’est pas particulièrement intéressante - au point que je suis en train de relire Au château d’Argol pour compenser - mais passionnant en ce qui concerne l’analyse psychologique. Grande richesse spirituelle - qui m’avait déjà frappé dans le seul roman que j’ai lu de lui, Thérèse Desqueyroux - surprenante dans la mesure où en dépit de tout, Mauriac reste un auteur très bourgeois - ce qui semble beaucoup le préoccuper.

- André Pieyre de Mandiargues, Sous la lame. Première rencontre avec cet auteur. Bluffant. Formidable irruption du sexe et de la mort, dans chaque nouvelle. La première en particulier, « Mil neuf cent trente-trois », est extraordinaire. Commence avec les problèmes de couple d’un homme qu’on imagine assez paisible - même si l’idée qui lui vient - sans qu’il la réalise - d’écraser la tête de son épouse introduit le lecteur dans une certaine atmosphère. Puis la confrontation avec la prostituée armée de son olisbos ! - enrichissons notre vocabulaire… Grandiose ! Certaines nouvelles plus courtes sont moins convaincantes.

- Hermann Hesse, Siddharta. Chiant. Je ne me décourage pas pour autant. Des personnes au jugement sûr m’ont dit du bien du Loup des steppes et du Jeu des perles de verres. Il faudra s’y attaquer prochainement. J’avoue ne pas arriver à passer par dessus le décor indien et le vocabulaire abscons des spiritualités orientales - peuvent pas parler de transsubstantiation et d’autocommunication comme tout le monde, ces barbares ?

Agrégation dans dix jours, bordel. Je vais demander à être interdit de commande sur Amazon et d’emprunt à la bibliothèque universitaire.