Varia (3)

3 mars 2009

- Serré la pince à un ministre français pour la première fois. Il est paraît-il assez sulfureux, mais avait l’air d’un brave type, dans le fond. Mangé quatre ou cinq fois à sa table. Ceux qui parviennent à conserver une taille svelte à ce niveau de responsabilités sont des héros.

- L’université est en grève. Sans doute un effort louable des fonctionnaires locaux pour que je me sente comme chez moi ?

- La Vie d’Henry Brulard (Stendhal), c’est bien. Les Dames galantes (Brantôme), c’est extraordinaire et de circonstance. Ces bars où il est impossible de s’asseoir sans qu’une jeune femme vous mette la main aux c……s, ça commence à être pénible. (Sinon, oui, je fais le tour des références littéraires nimiériennes).

- L’AK-47 vaut entre 100 et 150 euros sur le marché local. J’aimerais en ramener une, mais il est hélas impossible de les faire neutraliser sur place.

Vive l’armée !

24 septembre 2008

J’ai beau essayer la méthode Coué (“ce sont des soldats de l’armée régulière, tu es un Blanc, il ne peut rien t’arriver, ce sont des soldats de l’armée régulière, etc.”), quand je croise une bande de type en uniformes disparates, une Kalachnikov (souvenir de l’ancienne république populaire) négligemment accrochée à l’épaule, j’ai (un tout petit peu) peur.

Autre chose : j’ai un magnifique t-shirt de promotion du Blackhawk, vous savez, l’hélicoptère américain. Noir et rouge (le t-shirt, pas l’hélicoptère). Compte tenu de ce qui s’est passé à Mogadiscio il y a quelques années, et du film qui en a été tiré (en français La Chute du Faucon noir), est-ce une bonne idée de l’arborer lors d’un footing matinal dans une capitale africaine ? J’aurai probablement la réponse demain matin.

Sinon, rien à voir avec l’armée, quoique, mais lisez les Lettres de prison d’Antonio Gramsci. Les descriptions de structures scolaires mises en place par des prisonniers me fascinent toujours, et là, il y en a une belle (l’école de culture de l’île d’Ustica, où un certain nombre de socialo-communistes avaient été placés en relégation par le régime fasciste). Je me souviens d’un autre exemple dans le deuxième tome des mémoires de Brasillach – un camp de prisonniers français en Allemagne, fin 1940. Plus généralement, la question “comment échapper à l’avachissement intellectuel et moral dans une cellule, un camp, etc. ?” est passionnante. Je mettrai plus tard sur ce blog quelques textes intéressants à ce sujet.

Ma production, déjà peu considérable, restera limitée dans les mois à venir. Vous pouvez vous rattraper chez Le Grand Charles, qui met actuellement les bouchées doubles.