Lectures

Lecture ce week-end de Fermina Marquez (Valery Larbaud) et Le bal du comte d’Orgel (Raymond Radiguet).

Le premier, bon roman sur l’adolescence, d’ailleurs à rapprocher des Fruits du Congo, récemment lu, mais aussi du Grand Meaulnes. L’histoire d’une jeune fille autour de laquelle la vie d’un internat se met à tourner. Belle écriture, grande simplicité.

Le deuxième, des fautes de syntaxe à peu près toutes les deux pages. Sentiments compliqués chez de jeunes bourgeois parisiens. Pas toujours très plausible. Parfois quelques aperçus psychologiques intéressants, cependant ; enfin, ça n’enlève rien à l’étonnante précocité de Radiguet dans Le Diable au corps, roman qui reste fascinant.

Vialatte sur le merveilleux

Le merveilleux commence à notre voisin, l’exotisme est à notre porte. Tout le romanesque tient dans un mur mitoyen : c’est une défense de franchir, c’est un défi et une barrière, c’est un mica qui laisse voir, mais s’interpose. L’amour est une façon de traverser le mica ; ou bien plutôt de se figurer qu’on le traverse, et parce que c’est une illusion, mais violente et hallucinante, il s’accompagne de folies, si pondéré qu’il puisse être.

(Quelques phrases des Fruits du Congo qui résument assez bien l’esprit du roman).