The Heart of the Matter

(Vous pouvez lire cet excellent roman de Graham Greene, mais ce qui suit n’a rien à voir).

« Depuis la Révolution française – accord final qui éclater au terme d’un long crescendo – l’Église vit essentiellement dans un dépassement d’elle-même. Détachée de cette base naturelle qu’était pour elle l’ordre social chrétien, sa relation au « monde » est plus polémique qu’organique. Il semble qu’elle n’ait pas seulement perdu le champ naturel où elle pouvait semer ses graines, mais aussi le sol nourricier où pouvait croître sa propre transcendance ; elle court le risque de perdre ses véritables attaches au monde, soit qu’elle se contente de prendre appui sur cette base qui est proprement la sienne – celle du sacrement et du ministère – et fuie ainsi hors du temps, soit qu’elle se laisse séduire par le temps lui-même et perde ainsi la force de réaliser la transcendance chrétienne dans une expérience dont nous avons vu qu’elle était une exposition, une extrapolation, un abandon de soi, un risque. »

Le chrétien Bernanos, Seuil, 1956, p. 272

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