Église catholique et mariage pour tous : quel bilan ? (1) – Le regard missionnaire

Il y un an à peu près commençait ce qu’il est convenu d’appeler un « débat » sur la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe. L’Église catholique y a pris une part active, au travers de toute sorte de canaux : évêques, baptisés militants dans l’un ou l’autre camp, associations confessionnelles ou assimilées, médias confessionnels ou assimilés, etc. Catholique pratiquant, issu d’une famille de sensibilité conservatrice, engagé dans l’Église, vivant à Paris, je peux en témoigner : ce sujet a occupé une place très importante dans la vie de l’Église ces douze derniers mois. Il me semble important de le reconnaître, de ne pas escamoter cette réalité sous de faux prétextes, comme le caractère aconfessionnel des manifestations dites pour tous, ou le rôle assez restreint qu’a joué le clergé dans l’activisme anti-mariage dit pour tous – voilà, j’ai précisé « dites » et « dit » pour ne vexer personne, dorénavant je ne prendrai plus cette précaution. J’ai entendu des allusions plus ou moins directes au mariage pour tous dans à peu près la moitié des homélies dominicales que j’ai eu l’occasion d’entendre, et des appels très explicites à s’engager contre le projet de loi. Au sein de mon entourage catholique, familial comme amical, le mariage pour tous a été le sujet d’actualité no. 1 pendant un an, et a mobilisé beaucoup d’énergies.

Donc, comme je le disais, ce sujet a occupé une place très importante dans la vie de l’Église ces douze derniers mois. Il ne faut pas se le cacher. Il faut en parler, et même essayer d’en tirer des conclusions, d’identifier des pistes pour l’avenir. L’objectif de ces billets n’est pas de rejouer ou de relancer un débat qui, je crois, commence à nous taper sérieusement sur le système, à tous. Mais ces quelques mois ont été l’occasion de nombreuses découvertes ou redécouvertes : tâchons de leur donner un nom.

1. Si je peux me permettre de commencer par une chose qui m’interpelle au niveau de mon vécu : un des événements qui m’a le plus choqués au cours de ces douze mois est une homélie entendue un jour de manifestation dans une paroisse du XVIIe arrondissement de Paris. Le prêtre appelait au respect du « bon sens ». Oh, je sais, on me dira qu’il avait sûrement de très bonnes intentions, qu’il ne voulait pas dire ça, que c’est plus compliqué que ça et que le « bon sens » a sa valeur, etc. Il n’empêche, quand on vient à dire des choses pareilles, c’est qu’il y a un problème, et ce fameux « bon sens » est très souvent revenu dans les nombreuses discussions que j’ai eues au sujet de mariage pour tous. Or il me semble qu’un chrétien ne devrait rien avoir à faire du « bon sens », ou plutôt si, justement, s’en méfier comme de la peste. D’une part, l’autre camp recourt au même argument : le bon sens étant la chose du monde la mieux partagée, il souffle à l’oreille d’une bonne moitié de nos concitoyens que deux hommes, deux femmes, ou un homme et une femme qui veulent vivre ensemble doivent, en droit, être traités de la même manière. Mais d’autre part, et surtout, si ce brave homme a cru bon de faire appel au « bon sens », c’est parce que dans la société française actuelle, pour des raisons historiques et sociologiques sur lesquelles je ne m’étendrai pas, il y a collusion entre conservatisme politique et social et catholicisme. Il me semble qu’il faut oser le dire, y compris au sein de l’Église, il me semble que les catholiques doivent accepter de l’entendre, et il me semble que cette collusion est un problème.

Entendons-nous bien, il ne s’agit pas d’accepter béatement toute innovation, tout ce que certains présentent comme un progrès. Mais que je sache, être chrétien n’implique pas de chercher à prolonger les usages d’un passé plus ou moins idéalisé en les hypostasiant sous l’apparence de ce si commode « bon sens ». Je me suis laissé dire que le Christ avait indiqué très clairement que pas mal de pratiques sociales en vogue à son époque étaient bonnes à jeter, de la réprobation liée à certaines maladies (Jean 9, 1-12), à la répudiation (Marc 10, 1-12), et j’en passe. Je ne sais pas ce que le Christ en aurait dit, mais après avoir relu les Évangiles, il me semble raisonnable de penser que s’il était tombé sur un pharisien ou un sadducéen apôtre du « bon sens », ç’aurait été un jour à « sépulcres blanchis », « engeance de vipères », renversement de tables et autres coups de fouet ès-temple.

Au cours d’une discussion informelle, j’ai entendu un autre prêtre – un de ces jeunes prêtres urbains que presque tout le monde trouve cools, qui, de fait, est assez cool dans son genre, et pour lequel j’ai beaucoup d’estime en dépit de nos divergences – me dire que la gêne ressentie face à un couple de personnes de sexe se manifestant de l’affection en public montrait bien « qu’il y avait un problème ». Après tout, pourquoi pas. Mais voyons voir. Il y a un siècle, un couple de personne de sexe différent se manifestant de l’affection en public mettait tout le monde mal à l’aise. Il y a cinquante ans, deux personnes d’une couleur de peau différente s’embrassant dans la rue mettaient tout le monde mal à l’aise ; sentiment que certains d’entre nous, notamment parmi les plus âgés, ressentent encore aujourd’hui. Venons-en aux confidences : l’auteur de ces lignes, qui plaide pour que l’Église réétudie sérieusement la question de l’homosexualité et se montre plus ouverte à des unions entre personnes de même sexe, est mal à l’aise face à deux personnes de même sexe qui se manifestent de l’affection en public. Mais où est-il dit dans l’Évangile que nos gênes et nos répulsions instinctives doivent servir de socle à notre vision du monde, et de critères pour l’établissement de normes morales et juridiques ?

Plus généralement, j’ai eu l’impression, au cours de nombreuses discussions avec des catholiques impliqués à différents niveaux dans la manif pour tous et dans d’autres initiatives allant dans le même sens, qu’au fond, ce n’était pas le sort des pauvres enfants confiés à un couple de personnes du même sexe qui les inquiétait, mais le sort de leur modèle de société. (En fait, autant le dire, j’ai eu cette impression à chaque fois que j’ai eu ce genre de discussion.) Hein ? On veut nous mettre sur le même plan que ces gens-là ? Jamais ! On veut remettre en cause l’excellence de notre modèle de société ? On veut que nos enfants puissent envisager de faire d’autres choix que ceux que nous avons déjà faits pour eux ? Plutôt mourir.

(Mais où diable veut-il en venir ? Il nous avait promis de ne pas rejouer le débat, on y retourne tout droit). Où je veux en venir ? À ceci. Sans rentrer dans le débat sur la loi qui est ici en cause, il me semble que les catholiques qui s’y opposent, ceux qui y sont indifférents comme ceux qui la soutiennent peuvent tomber d’accord sur quelque chose. Il y a un problème dans le rapport que les catholiques occidentaux entretiennent avec la société dans laquelle ils vivent. Du fait de notre histoire, et aussi de notre sociologie, nous sommes marqués par une vision du monde qui ne me paraît pas tout à fait erronée, mais qui nous rend presque incapables de porter sur la société et sur nous-mêmes un regard missionnaire. Beaucoup de catholiques sont obsédés par la préservation de ce qui, au sein de la société occidentale, leur apparaît comme le résultat chèrement acquis de deux mille ans de christianisation. À l’instar de syndicats défendant les acquis sociaux, ceux qui sont descendus dans la rue ces derniers mois auraient défendu les acquis chrétiens. Bien évidemment, les chrétiens ont tendance à identifier leur propre mode de vie avec celui de cette « société chrétienne » qu’ils croient défendre. C’est ici que ce « regard missionnaire » pourrait utilement intervenir.

Quand les missionnaire débarquaient en Haute-Volta/dans le Nord-Tonkin – avant d’entrer au service de la France et de son Empire colonial, l’auteur de ces lignes avait commencé une spécialisation en histoire missionnaire -, se posait tout un tas de questions gravitant autour d’une question centrale : comment faire connaître le Christ à ces gens dont je ne sais rien – sinon quelques remarques glanées par un confrère prêtre mort martyr il y un demi-siècle et un lexique mường/mooré-français de cent vingt mots gentiment prêté par un trafiquant d’or ou d’ivoire ? Chez les meilleurs d’entre eux, cela donnait une attitude à bien des égards épatante. Une curiosité gloutonne, démesurée pour tout ce qu’ils découvraient, qui en conduisait certains, parfois sans grand bagage universitaire, à réaliser des travaux pionniers en linguistique, en géographie, en ethnologie. Une ouverture formidable à la société qu’ils rencontraient, ce qui n’excluait pas de se montrer implacable quand il s’agissait de distinguer entre ce qui était compatible avec l’Évangile, et ce qui ne l’était pas. (Je sais, il y a aussi eu moins glorieux, mais ce n’est pas le sujet.)

Il me semble qu’il faudrait retrouver quelque chose de cette attitude. Notre société – aussi bien la micro-société catholique que la société française dans son ensemble – n’est pas chrétienne et ne l’a jamais été. Elle est, elle a toujours été à christianiser. Il y a tout un tas de très belles choses en elle, dont une grande partie a incontestablement à voir avec le rôle que le christianisme a joué par le passé. On ne peut pas poser ce regard missionnaire sur tout, tout le temps, j’en conviens, mais si nous essayions tout de même de l’adopter, de temps en temps ? Un missionnaire breton a pu trouver beaux les rituels funéraires des Lobis. Un missionnaire ariégeois a pu s’émerveiller devant la grammaire mbochi. Et les paroissiens de Notre-Dame-des-Armées ne seraient pas capables de trouver belle, voire digne d’être respectée et reconnue, y compris juridiquement, la volonté qu’ont Marcel et Jean-Paul de vivre ensemble fidèlement après avoir fait les quatre cents coups aux temps heureux d’avant le sida ? Et Marie-Christine, animatrice en pastorale à Saint-Pierre-du-Gros-Caillou, ne serait pas en mesure de comprendre que Julie souhaite faire adopter pleinement par sa compagne son enfant, né de père inconnu ? Allons donc. Je suis confiant. Entrons dans l’espérance. Et si nous posons ce regard missionnaire sur nous-mêmes, nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Ce texte de Florent Verschelde en donne un bon échantillon.

Je ne sais absolument pas à quoi cette conversion du regard peut mener. Nous verrons bien. Mais il me semble que l’expérience vaut la peine d’être tentée. Si les chrétiens ne sont pas capables de se décentrer de leurs préjugés, de leurs propres choix de vie, pour se rendre sensibles à la beauté des choix de vie de certains de leurs concitoyens, c’est à désespérer. Je m’empresse de dire que les chrétiens ont quelques excuses : l’antichristianisme bas-du-front de toute une partie de la classe politique, de toute une partie du corps social qui vomit à la vue d’un crucifix et trouve ridicule qu’on aille encore à la messe en 2013. Et si le lecteur moyen de Libération s’efforçait, rien qu’une fois, de trouver admirable que Benoît-Marie et Domitille élèvent quatre enfants dont un trisomique ?

En résumé : beaucoup disent qu’un chrétien n’a pas à être de son temps, ils oublient parfois qu’il n’a pas non plus à être d’un autre temps. Beaucoup disent qu’un chrétien n’a pas à être du monde, ils oublient parfois qu’il n’a pas non plus à être de son monde, de son milieu. Une grande partie de nos contemporains identifient christianisme et conservatisme, et ce que nous avons à dire au monde y perd en crédibilité. Il y a là une part d’injustice, mais sachons reconnaître que nous y sommes pour quelque chose.

La prochaine fois, je vous parlerai de théologie de la création, ou d’autre chose, j’y réfléchis encore.

11 réflexions sur “Église catholique et mariage pour tous : quel bilan ? (1) – Le regard missionnaire

  1. Pourquoi je pense ce que je pense? C’est peut être cette interrogation qui peut nous apporter un peu de sérénité dans les débats. La Vérité, la vérité absolue, n’est pas à rejeter mais il parait raisonnable de penser qu’elle nous est inaccessible. Seules des vérités relatives, provisoires sont à notre mesure. Jésus nous montre un chemin pour dépasser nos courtes certitudes qui ne sont que des habitudes sacralisées et il nous met en garde: mon Royaume n’est pas de ce monde. Par là, il ne signifie pas que nous devons nous désintéresser de ce qui nous entoure mais que nous devons comprendre que les Valeurs et la Vérité ne nous sont pas accessibles. Il est le Chemin, la Vérité et la Vie et c’est ce seul Chemin que nous devons suivre sans préjuger de là où il nous conduira. On parlait jadis de l’imitation de Jésus Christ…bon programme.

    • Belle réflexion Francis, à laquelle j’adhère à 100 % ! Chercher la vérité, qui nous dépasse largement, c’est avancer sur un chemin d’humilité. Les affirmations péremptoires, très souvent liées à notre éducation, à notre vécu, à nos visions des choses, n’ont rien à voir avec la vérité que le Christ nous propose. Une vérité qui est toujours devant nous et dont personne n’est propriétaire. Humilité et dépossession sont deux attitudes indispensables.
      C’est la petite voie que j’ai tenté d’exprimer au plus fort des manifs pour tous : http://www.lavie.fr/sso/blogs/post.php?id_blog=66&id_post=2316

  2. On parle de norme supérieure, l’homme n’est pas la seule mesure du bien et du mal. L’Eglise a ce rôle qui n’est certes plus compris.
    Pour prendre un exemple, la prostitution qui n’a pas grand chose à voir avec ce « débat » sur le mariage homosexuel. Si Katarina a envie de vendre son corps, pourquoi Enguerrand de NDA ne pourrait-il pas penser que c’est bien.
    Cela appartient au pécher.

    • *au péché*

      Cela dit, ce n’est pas non plus une raison pour balancer des anathèmes.
      Un regard d’amour pour les personnes, pas pour les actes !
      Tout un programme !

  3. Bonjour Je viens de parcourir cet et de lire plus attentivement l’un et l’autre passage, quelques réactions de ma part: L’Eglise ( par la voix de quelques cardinaux et évêques ) a raté l’occasion de dire une parole d’avenir : reconnaître le fait qu’il existe des couples homosexuels stables et proposer une formulation pour les reconnaître avec un autre terme que  »mariage »… je l’avais écrit au Père Barbarin et au Père Vingt-Trois, par l’entremise du site diocésain de chacun… ça a été transmis, j’ai eu l’accusé de réception, mais aucune réaction de leur part.. Pour ce qui est de l’Eglise, elle se doit d’être pour ce temps et pour ce monde…d’ailleurs le pape François ne cesse de le rappeler; se faisant il ne fait que redire ce que les textes de Vatican II proposaient, en 1965, comme orientations pour les temps à venir…. Bien cordialement Raymond Henninger, prêtre diocésain

    raymond.henninger@orange.fr

    ça se visite: http://pagesperso-orange.fr/raymond.henninger/ et vous ne serez pas déçu du voyage… pour des adultes pour des jeunes Acteurs de fraternité >> http://www.joc.asso.fr Révélateurs de dignité en A.C.O. et des enfants >> http://www.acofrance.net/ >> http://www.ace.asso.fr La fraternité est une richesse Servons la fraternité http://www.diaconia2013.fr

    Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement http://www.ccfd-terresolidaire.org

    Jonas : http://www.groupes-jonas.com

  4. « Hein ? On veut nous mettre sur le même plan que ces gens-là ? Jamais ! On veut remettre en cause l’excellence de notre modèle de société ? »

    C’est exactement ça. Ce qui a servi de carburant à ces « manifs pour tous », c’est un très banal et très vilain péché d’orgueil. Les « cathos-familles nombreuses » se voyaient jusqu’ici comme les représentants naturels de la famille, et ça pouvait se concevoir dans la mesure où tout le monde avait le meme type de famille qu’eux, à la seule différence que les leurs étaient plus grandes… Tant que la famille, c’était un papa+une maman+les enfants, ils étaient la famille par excellence….

  5. Excellent article. (comme beaucoup depuis que je vous lis). J’avais une question plutôt intime : favorable au « mariage pour tous », plutôt tourné à gauche, j’ai envie de renouer avec l’Eglise, mais je crains de ne pas être à ma place dans une communauté dont je ne partagerais pas, a priori, certains choix de société. Comment procéder ? Vous lisant, il me semble que c’est possible.

  6. Pingback: Les catholiques, la droite et la gauche | Hohenfels
  7. J’ai été embarqué dans la manif pour tous, aveuglé sans doute par l’anti-christianisme hargneux et bête qui prévaut dans certains médias…
    Et puis , j’ai commencé à mieux entendre l’homophobie hargneuse et bête qui s’est a sentie libérée à l’occasion de ce débat.
    Sans oublier certaines réticences à l’égard de cette réforme, cela m’a amené à me désolidariser radicalement de la MPT.
    Je souscris en revanche totalement aux propos de cet article !
    Dan

  8. J’ai une seule chose à objecter à votre plaidoirie : que faites-vous de la théologie du corps, du projet créateur de Dieu ?
    D’autres parts, les missionnaires ne se sont pas mis à genoux devant toutes les pratiques des peuples qu’ils découvraient. Ils ont cherché à mettre fin au cannibalisme, à la polygamie, à l’idolâtrie. Un regard missionnaire, c’est en effet la suite logique de la foi en Christ, et découle de la personne même du Christ, c’est donc un regard de vérité. Je salue en vous cette démarche et je trouve intéressante votre façon de dépoussiérer des idées reçues en « milieu catho » (qui est quand même plus divers qu’on ne le croit).

  9. Je découvre ce blog au détour de votre dernier article sur le genre.

    Merci de proposer ce regard critique, nuancé et stimulant.
    J’adhère au message ambigu sur l’ambiguïté du « bon sens ». Mais l’anthropologie chrétienne ne se résume tout de même pas à cette facilité pastorale !

    Je glisse ici deux articles qui me semblent rejoindre votre préoccupation :
    – T. Derville sur la vérité (à chercher dans la rencontre avec l’autre) : http://www.tugdualderville.fr/la-verite-un-travail
    -H. de Soos sur la différence entre norme et repère en matière familiale http://www.alliancevita.org/2013/11/modeles-familiaux-si-tout-se-vaut-rien-ne-vaut/

    Pour un catholique (et singulièrement un pasteur), difficile question : comment continuer à proclamer la bonne nouvelle du mariage (sans l’affadir), tout en réservant un bon accueil aux très nombreuses formes alternatives de vie familiale ?

    De personne à personne, on peut éventuellement adapter le message au mieux à la situation de chacun.
    Mais l’exercice est infiniment plus délicat pour des publics larges et mêlés (homélies ou groupes d’adolescents). La pire erreur serait sans doute de déserter ce champ-là, par prudence…

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